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Château de Trélague

Chambre d'hôtes à La Tagnière
  • Le château de Trélague tirerait son nom de sa situation géographique : les "tres laci" qui l'entouraient encore en 1829 étaient les étangs de Trélague, des Cloux, du Tabou. Il s'agit d'un ancien château-fort construit sans doute au début du XVe siècle, dont il subsiste le donjon flanqué de deux tours d'angle, agrandi d'un corps de logis construit certainement au XVIe siècle. Le seigneur de Montcenis, en 1399, avait fait bâtir son donjon par Perrot Le Limousin, Jean Syméon et Jehan de La...
    Le château de Trélague tirerait son nom de sa situation géographique : les "tres laci" qui l'entouraient encore en 1829 étaient les étangs de Trélague, des Cloux, du Tabou. Il s'agit d'un ancien château-fort construit sans doute au début du XVe siècle, dont il subsiste le donjon flanqué de deux tours d'angle, agrandi d'un corps de logis construit certainement au XVIe siècle. Le seigneur de Montcenis, en 1399, avait fait bâtir son donjon par Perrot Le Limousin, Jean Syméon et Jehan de La Cahotte, maîtres d'oeuvre qui avaient vraisemblablement travaillé à Trélague puisque Pierre Doyen, conseiller du duc de Bourgogne était non seulement seigneur de Montcenis mais encore de Chaumart et de La Tagnière. En 1454, Pierre Doyen, conseiller du duc de Bourgogne, seigneur de Montcenis, de la Tagnière et de Chaumont, reprend en fief Trélague de Loïs de la Trémoille, comte de Joigny et baron d'Uchon. Peincedé mentionne : en 1461, "La Taignière, où il y a paroiche et sont les aulcuns francs et aultres serfs taillables, mainmortables et corvéables à volonté haut et bas du seigneur d'Uchon, et avec ce doublent leurs tailles de trois ans en trois ans, et aussi sont tenus de réparer et entretenir le chastel dudit Uchon à leurs dépens, dont ils sont retrailhans et bien lointains.Et n'y a aultres forteresse que ledit chastel (Guillaume de Mairet en est châtelain), et y a marché chacun mardy de l'an. Uchon, où il y a parroiche et forteresse et n'y a foire ne marché". Par acte de justice de 1614, le seigneur de Trélague, Bénigne Doyen, avait décidé de fermer sa cour pour ne pas avoir à payer le droit de guet et de garde. Monnier écrit en 1856 : les châteaux de Champignolles, de Trelagues et de Bussières, situés sur cette commune, relevaient autrefois de la baronnie d'Uchon et conservent encore le caractère particulier aux constructions féodales. En 1869, le château de Trélaque restauré appartient à M. Rochu. Camille Roche de la Rigodière confie l'exécution de restaurations, de 1920 à 1926, à l'architecte Laffarge, de Blois, et à Edouard André, paysagiste. A l'extérieur, il ajoute des meneaux aux baies et crée un deuxième étage dans les combles. Les châteaux blésois de la Renaissance ont inspiré cette restauration.
    A 600 mètres au sud de l'église paroissiale, on voit actuellement un corps de logis en équerre des XVIe et XVIIe siècles, accotés à un gros donjon quadrangulaire flanqué à ses angles sud-est et nord-ouest de deux tourelles rondes à poivrières. Une autre tour ronde protège l'angle extérieur de l'équerre, tandis que l'angle intérieur, côté cour, est orné d'une fine échauguette polygonale. L'ensemble a été rénové au XIXe siècle. (1)

    Éléments protégés MH : le donjon avec les deux tourelles sur l'angle ; le puits Renaissance dans le parc ; les boiseries et le plafond peint XVIIe siècle ornant le petit salon du rez-de-chaussée du corps de logis central : inscription par arrêté du 5 novembre 1986.
  • Capacité
    • Hébergements :  6 Personne(s)
    • Chambres :  3 Chambre(s)
  • Langues parlées
    • Français
Ouvertures
Périodes d'ouverture
  • Toute l'année